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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 23:29

 

            

L'Assurance Française :  le Temps des Ruptures

 

 

 

·       Que se passe-t-il dans l’assurance française ? Qui sont les nouveaux acteurs ? Que va devenir l'economie sociale et solidaire ? Comment font les nouveaux intervenants ? La bancassurance-a-t-elle gagné ? Quel devenir pour les agents généraux ? Le « low cost » va-t-il s’imposer ? Le Multicanal s’imposera-t-il ? Qui sont les « ennemis » des assureurs ? Que veut l’OMC ? Que prépare Bruxelles ? Que fait l’Etat ? Comment évoluent les marchés assurables ? Le courtage a-t-il encore un avenir…

 

·       Dans un contexte marqué par de multiples ruptures et une complexité croissante, le monde de l’Assurance entre dans une profonde et durable mutation. En quelques années, il va changer plus qu’en deux siècles. Des repères et des pratiques disparaissent à tout jamais. Il va falloir penser différemment l’Assurance et vivre le métier d’une autre façon.

 

·       C’est la raison pour laquelle il est très important de connaître  ces tendances qui parcourent l’environnement, les marchés, les offres, la distribution et les acteurs. Elles agissent en permanence sur le contenu et le contour de l’assurance.

 

·       Partez à la découverte de ce nouveau monde de l’assurance qui émerge. Repérez ces tendances et ces signaux qui annoncent le changement. Attendez-vous à des surprises et à mieux comprendre certaines situations.

 

·       En écrivant ce livre qui reprend notamment une partie de mes cours et de mes diverses interventions, j’ai souhaité rendre service à mes étudiants et rendre un hommage mérité à tous ces professionnels de la Documentation, des Etudes, de la Veille et de l’Intelligence. Ils se battent contre le temps, le manque d’information, le peu de ressources, l’absence de reconnaissance…

    En permanence et dans l’ombre, ils cherchent, trouvent, analysent, produisent et transmettent des informations utiles et parfois cruciales à des utilisateurs de plus en plus nombreux. Toujours sollicités, rarement reconnus mais souvent oubliés, ils sont indispensables au développement et à la survie de leurs entreprises. Ce livre leur est dédié.

 

Sources : http://www.thebookedition.com/l-assurance-en-france-jean-michel-oudjani-p-48130.html

 

 

Par Jean-Michel Oudjani
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 23:23

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Jean-Michel Oudjani

 

 

 

Les Assureurs et les Actions de Groupe (Class actions)

 

 

 

 

 

 

Les actions de Groupe

 

* Il s’agit d’un type particulier d’association, d’appartenance et de groupement d’intérêt qui va prochainement faire son apparition en France. Les impacts sur l’exercice du métier d’assurance seront nombreux, importants et durables.

 

En France, les actions en justice effectuées dans l'intérêt de plusieurs personnes et/ou consommateurs sont actuellement réservées aux seules associations. Les victimes sont donc obligées de se regrouper ou d’utiliser les services des organisations de consommateurs expressément habilitées.

 

Quand le juge condamne une entreprise ou une organisation, les dommages et intérêts sont versés à l'association. En aucun cas, les personnes directement concernées ne sont indemnisées.

 

L’Action de Groupe ou recours collectif (« class action » en anglais) doit permettre à tous les consommateurs et/ou usagers concernés par un même litige, de participer à une action collective. Ils pourront ainsi être directement indemnisés du préjudice subi.

 

L’Action de Groupe accorde ainsi à un grand nombre de personnes de faire reconnaître leurs droits et obtenir une indemnisation (morale et/ou financière). Dans la pratique, aucun texte n’encadre, voire autorise actuellement l’Action de Groupe en France.

 


 

* Si les associations de consommateurs défendent l'intérêt général des consommateurs, l’Action de Groupe prend en charge l’intérêt particulier de chacun des individus concernés.

 

L’existence de l’Action de Groupe entraîne d’ailleurs de nombreux effets :

- les victimes pourront faire valoir leurs droits (réparation, remboursement, etc.) pour un coût modique. Grâce au nombre qu’elles représentent, l’accès à la Justice est plus facile et moins coûteux.

-  les entreprises sont obligées de tenir compte de ces nouvelles réalités et de leurs conséquences. Ce qui les incite à veiller à la qualité des offres distribuées et à assumer toute leur responsabilité.

-   de nombreux litiges concernent des montants peu importants. Une action individuelle est donc financièrement très coûteuse. Ce qui permet à certaines entreprises ou distributeurs de proposer impunément des offres inadaptées et de spolier des milliers voire des millions de consommateurs. En unissant toutes les personnes concernées, même si les préjudices individuels sont faibles, les montants deviennent importants.

 

Un véritable rééquilibrage des rapports entre les consommateurs et les entreprises (ou une collectivité) peut ainsi avoir lieu. Actuellement, les entreprises en cause profitent souvent de la situation notamment en prolongeant les procédures (appel, cassation, expertise(s), contre expertise(s)…). Elles possèdent les ressources nécessaires pour faire appel à de bons avocats et à des experts. Leur puissance notamment financière et relationnelle peut leur permettre de peser sur les victimes et de les diviser. L’Action de Groupe évite cet inconvénient en fusionnant un grand nombre de plaintes individuelles dans un procès unique. Les éventuelles compensations sont ensuite réparties équitablement entre les demandeurs en cas de victoire.

 

           

  

* Les actions de lobbying sont nombreuses notamment de la part des organisations patronales et des Distributeurs pour empêcher la sortie ou réduire la portée d’un texte instituant l’Action de Groupe en France.

 

Certains assureurs ont cependant commencé à recenser les types de contrats susceptibles de faire l’objet de procédures d’actions de groupe. Les plus couramment cités concernent les contrats d’épargne à fiscalité Vie (en premier lieu, les multi supports), la couverture de prêts, l’assurance automobile et les complémentaires Frais de soins.

 

Quelques assureurs IARD travaillent sur des projets d’assurances Responsabilité et de Protection Juridique qui pourraient être proposés aux entreprises et collectivités.

 

Tôt ou tard, l’Action de Groupe existera en France. Le Parlement Européen, ainsi que la plupart des directions de la Commission Européenne, y sont très favorables.

 

 

 

* Le veilleur ou le professionnel de l’intelligence Economique ont intérêt à anticiper l’arrivée inéluctable des actions de groupes. L’identification des causes de risques et leur traitement concernent surtout les Directions et les Services dédiés aux Contrôles des Risques. Par contre, le repérage des actions entre dans leurs missions.

 

En effet, des professionnels, des cabinets d’avocats, des agences de conseil, des organisations … essaieront de trouver des motifs à actions de groupe, puis lanceront des opérations auprès des cibles identifiées.


 

Les assureurs présentent pour ces personnes beaucoup d’avantages :

-                     leurs activités concernent un nombre important de personnes,

-                     les causes d’insatisfaction sont naturellement nombreuses,

-                     les effets peuvent être rapidement médiatisables (dont la possibilité d’avoir plus de plaignants et de pouvoir faire pression sur l’assureur),

-                     les assureurs sont solvables et réputés riches (ils peuvent payer).

 

Comme les Pétroliers, les opérateurs de Téléphone, l’industrie Pharmaceutique, la Grande Distribution, la Banque… les assureurs constituent une cible privilégiée pour ces professionnels de la procédure.

 

 

 

 sources:

http://www.thebookedition.com/l-assurance-en-france-jean-michel-oudjani-p-48130.html

 

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Par Jean-Michel Oudjani
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 23:02

 

 

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Jean-Michel Oudjani

 

 

La Micro Assurance : définition et réalités

 

 

 

 

La  Micro-assurance est une forme d’assurance qui a pour but de fournir une couverture aux personnes exclues des circuits classiques d’assurance. Ce système de protection permet d’assurer les populations démunies contre certains risques moyennant le versement régulier de primes.

                                                                        - - -

 

 Ce type d’offres s’est d’abord développé dans les pays en voie de développement, notamment en Asie, Afrique et Amérique Latine. La paupérisation accrue et rapide d’une partie de la population a facilité son introduction dans les pays développés.

 

 Les bénéficiaires de ces offres peuvent être des individus, des familles, des groupes ou des collectivités qui sont en situation de fragilité sociale, financière ou économique..

 

Les assureurs privés ou publics ciblent plus particulièrement les bénéficiaires des actions des institutions de Micro-finance, des associations, des syndicats, des organisations sociales et populaires… La Micro assurance est souvent une forme de contrat collectif qui est distribué par un intermédiaire.

 

- - -

 

Les produits de  Micro-assurance les plus répandus sont notamment :

-           la   Micro-assurance Vie et les Plans d’épargne retraite,

-           la   Micro-assurance santé qui propose la prise en charge des frais d’hospitalisation, de soins de santé de base, de maternité…

-           la   Micro-assurance Prévoyance qui concerne surtout l’incapacité et l’invalidité,

-           la   Micro-assurance sur la propriété qui permet de couvrir des biens mobiliers, le bétail, des biens immobiliers…

-           la   Micro-assurance Récolte qui assure la protection des récoltes en cas de dommages ou d’une catastrophe naturelle.

 

Les mutuelles et les organisations communautaires sont très actives dans le domaine de la  Micro-assurance santé. Les assureurs traditionnels développent surtout des partenariats avec des Institutions de Micro-finance (IMF), des associations de femmes, des syndicats, des organisations sociales et populaires…

 

 

                                                                - - -

La  Micro-assurance s’est développée en France d’une façon originale. Les personnes concernées sont plutôt des Micro-entrepreneurs. Ces derniers, parfois d’anciens chômeurs ou des Rmistes, se trouvent souvent en situation de précarité et n’ont pas les moyens de s’assurer réellement et correctement.

 

Les produits de  Micro-assurance sont distribués selon le modèle « partenaire-agent ». Le partenaire est l’assureur qui conçoit une offre de protection à bas coût (« low cost »), qui est commercialisée par un réseau comme celui de l’aide à l’initiative économique (l’ADIE).

 

Trois grandes familles de risques sont en général couvertes :

-          les dommages en cas de sinistre,

-          les dommages causés aux tiers,

-          les risques concernant les personnes (maladie, invalidité..).

 

                                                                   - - -

 

sources

" L'Assurance Française : le Temps des Ruptures" de Jean-Michel Oudjani

http://www.thebookedition.com/l-assurance-en-france-jean-michel-oudjani-p-48130.html

 

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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 00:36


Veille et Intelligence dans l'Assurance

Marché Français

 

Jean-Michel Oudjani

 


La Grande Distribution et l'Assurance en France

 

Connaitre

Définir le contenu de la Grande Distribution n’est pas très évident. Cet univers recouvre en effet de multiples réalités. Sont donc communément comme appartenant la Grande Distribution les entités et organisations suivantes :

 - les hypermarchés  (environ 1300 en France) couvrent en moyenne une surface de 5 770 m2. Cette dénomination est réservée aux surfaces de vente égales ou supérieures à 2 500 m2 et proposant de 20 000 à 35 000 références (produits).

- les supermarchés couvrent une surface comprise entre 400 et 2 500 m2.

- les supermarchés de proximité ou supérettes : leur surface de vente est comprise entre 120 et 300 m2..

- les magasins populaires ont des surfaces situées entre 400 à 3 000 m2. Les rayons proposant de l’alimentaire sont en libre-service alors que les autres bénéficient de  vendeurs spécialisés.

- les grands magasins concerne des surfaces d’au moins 2500 m². à dominante non alimentaire

- les grandes surfaces spécialisées ont des surfaces comprises entre de 1 000 à 10 000 m2 et proposent un choix varié de produits d’une même gamme.

- les magasins de hard discount. Leur surface s’étend de 400 à 1 200 m2, Le choix de produits est restreint et les produits sont à prix « serrés ».

- les grandes entreprises de vente par correspondance ont une vocation nationale et propose leurs gammes de produits à travers des catalogues et des sites internet spécialisés.

 


Les acquis

Les expériences de vente de produits d’assurances ont donc été variées. Elles ont pris en France trois orientations très différentes :

 

-                    des points de vente  ou des rayons dédiés : Carrefour a ainsi créé Carma qui est une société d'assurance IARD (incendie, accidents, risques divers), en partenariat avec les Assurances Mutuelles Agricoles (CARrefour et assurances Mutuelles Agricoles les Mutuelles). Les tests menés notamment à Lyon ont notamment mis en évidence des difficultés de coopération entre les deux partenaires. Ce qui a entrainé l’arrivée des Mutuelles du Mans à la place des AMA (devenue Groupama). Il a fallu près de sept années pour que cette filiale commune d’assurances dégage un résultat bénéficiaire. Suivi attentivement par les professionnels de l’assurance comme de la distribution, cette expérience a eu pour effet d’inciter ces derniers à opter pour des approches plus souples via la création et l’utilisation de cabinet de courtage captifs. En outre, le manque de rentabilité par rapport à la surface occupée et l’échec des expériences de vente en gondoles de « produits d’assurances markétés », ont incité les professionnels de la Grande Distribution à rechercher d’autres solutions.

 

-                    la vente liée : quasiment tous les distributeurs proposent maintenant des garanties optionnelles vendues notamment pour prolonger des garanties légales ou des constructeurs de certains biens (téléviseurs, ordinateurs, machines à laver…). Il peut aussi s’agir de couvrir des annulations de voyages ou de spectacles…

 

-                    les cartes magasins : afin de fidéliser leurs clientèles mais aussi de mieux la connaitre, toutes les enseignes ont développé et proposent des cartes privatives qui sont de plus en plus des moyens de paiement. Disposant ainsi d’un fichier de clients, les Distributeurs ont pu utiliser les moyens de la vente à distance pour proposer toutes une gamme de produits financiers, d’épargne, de crédit mais aussi d’assurances (IARD et Vie).  Les résultats obtenus ont été variables selon les marques. Si Carrefour semble pouvoir gagner son pari, ce n’est pas le cas d’Ikéa.

 

 

Les Résultats

Il apparait bien que la Grande Distribution n’a pas encore réussi à trouver un modèle original d’affaires. Si Carrefour a d’abord développé des points de vente classique, les autres enseignes notamment Auchan ont plutôt privilégié leurs filiales bancaires et les porteurs de cartes. Ils adoptent ainsi une stratégie semblable aux vépécistes.

 

Comme le prix (donc la marge) demeure leur principal critère de référence, la Grande distribution se trouve donc contrainte de se positionner sur le même terrain que les comparateurs, les mutualistes et les banques à réseaux sans apporter d’avantages particuliers.

 

Depuis 2000, la part des marchés comme le chiffre d’affaires des Grandes surfaces (grandes enseignes comme Carrefour, Auchan…) ne progressent plus d’une façon significative. Les explications sont multiples : la paupérisation accrue des populations et l’existence de solutions alternatives (hard discount, vente directe, magasins spécialisés, internet…). Ce qui nécessite pour les grands opérateurs de trouver des relais de croissance

 

 

Les perspectives

La Grande Distribution comme les banques ont été les deux secteurs d’activités qui ont le plus profité des deux dernières décennies. Leurs rôles d’intermédiation et la diffusion massive du crédit ont favorisé leur croissance. Cette situation a pris fin progressivement pour la Grande distribution depuis les années 2000 mais est arrivée plus brutalement pour les banquiers (fin 2008).

 

La conséquence est une image de plus en plus négative de leur clientèle qui les accuse notamment d’être à l’origine des délocalisations, de la cherté de la vie (pour l’alimentaire), de favoriser les gaspillages et l’endettement.

Afin d’améliorer leur image, la Grande Distribution recherche des solutions et testent de nouvelles approches comme :

-                    l’organisation par thématiques (Loisirs Maison, Voyages, Mode, Technologies, Médias, Culture, bios…)

-                    l’ouverture de  petites et des moyennes surfaces dans les centres des villes,

-                     la livraison à domicile ou la préparation des commandes (drive in).

 

L’Internet devient progressivement leur axe principal de développement et s’inscrit dans une logique de Multicanal associée à la  livraison à domicile.

 

 

* L’objectif (le pari) de la Grande Distribution est de créer progressivement des relations durables et permanentes avec les clients devant aboutir à terme à gérer toute ou partie de leur budget. Ce qui aura pour effet de positionner les banques captives des Grands Distributeurs comme étant les principaux concurrents des banques traditionnelles.

 

Outre leurs métiers actuels et dans le but d’être omniprésent dans l’univers du client (afin de capter ses flux de dépenses), la Grande Distribution va avoir tendance à privilégier certains secteurs comme :

-                    l’automobile : vente et location de véhicules,  entretien, réparation, vente d’accessoires et de carburant, crédits,  assistance, assurances…

-                    la maison : équipement, tapisserie, prêts, agences immobilières, assurances, protections contre le vol…

-                    la santé qui recouvre aussi bien les dépenses de bien-être, le sport,  la parapharmacie, les produits biologiques, les assurances, les voyages thématiques (thalasso)…

-                    l’énergie : appareils de chauffage (y compris nouvelles énergies), des carburants, l’isolation, l’assurance…

 

Comme la plupart des Opérateurs jouent leur survie, ils auront tendance à agir rapidement et massivement. La recherche des « bons partenaires » va devenir leur priorité dans un contexte où de nombreux clients chercheront à maitriser certaines de leurs dépenses par l’usage de forfaits.

 

Les concessionnaires automobiles, les banquiers, les assureurs, les distributeurs de carburants, les pharmacies et les librairies sont certainement les professions susceptibles d’être les plus concernées et impactées.

 

 

sources

" L'Assurance Française : le Temps des Ruptures" de Jean-Michel Oudjani

http://www.thebookedition.com/l-assurance-en-france-jean-michel-oudjani-p-48130.html

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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 00:29


Veille et Intelligence Economique
Marché Français

Jean-Michel Oudjani

Compagnies-Mutuelles-Institutions de Prévoyance-Courtage-Bancassurance
secteur Public- secteur Privé- Economie Sociale

 


Les réseaux salariés des assureurs français


 

Les commerciaux opérant dans un réseau salarié sont très divers et ont des activités variées : travail en guichet ou dans un point de vente, vendeur itinérant, spécialistes en Vie ou poly-activités, chargé de clientèles, gestionnaire de patrimoine captif

 

Le nombre total de commerciaux salariés est estimé aux environs 50 000 personnes. Ces réseaux sont en pleine mutation compte tenu notamment de leur pyramide des âges, du développement des technologies (Internet), de la montée en puissance de la concurrence mais aussi des attentes des clients qui souhaitent de plus en plus des offres élargies (épargne, banque, immobilier…).

 

La spécialisation devient souvent nécessaire. La distinction majeure est entre commerciaux « Itinérants » (18 500 personnes) et « Sédentaires ». Si le premier profil a connu un fort développement (18 500 collaborateurs), il subit maintenant les effets de la concurrence des CGPI, des banques privées, des comparateurs, de la bourse en ligne, des courtiers…

 

Les commerciaux salariés des assureurs sont des… salariés (ils ont donc un contrat de travail) qui sont commissionnés à 99,9%. Il s’agit surtout d’hommes (69,6%) qui occupent des activités variées : travail en guichet ou dans un point de vente, vendeur itinérant, spécialistes en Vie ou poly-activités, chargé de clientèles, gestionnaire de patrimoine captif

 

Un important turn over est constaté ainsi qu’une difficulté croissante à trouver des encadrants de qualité. De nombreuses compagnies essaient de modifier leur statut juridique en transformant leur contrat de travail (il s’agit de salariés avec contrat de travail) en mandataires (donc des TNS avec paiement à la commission).

 

 

 

 

Ces réseaux sont en pleine mutation compte tenu notamment de leur pyramide des âges, du développement des technologies (Internet), de la montée en puissance des courtiers, CGPI, des franchises financières… mais aussi des attentes des clients qui souhaitent de plus en plus des offres élargies (épargne, banque, immobilier…).

 

Trois grandes tendances sont actuellement constatées :

 

-                    la montée en gamme : des commerciaux élargissent la gamme de leurs offres à d’autres métiers (finance, banque, immobilier…) afin de fidéliser leurs clients et accroître leurs revenus. Certains peuvent privilégier des clientèles ciblées de type moyen/haut de gamme quitte à changer de statut (passer de salariés à TNS) en devenant mandataires, courtiers ou CGPI,

 

-                    la spécialisation technique : des commerciaux deviennent de véritables experts en montages juridiques et/ou fiscaux complexes (succession-transmission, vente d’entreprise…),

 

-                      le B to B : des commerciaux se spécialisent sur des marchés « collectifs » (entreprises, TNS…) ou des grands comptes en proposant notamment une approche « Besoins » multi-métiers.

 

Les  commerciaux salariés ont tendance à constituer ou à s’appuyer sur des réseaux de mandataires. Ces derniers sont très divers (agents immobiliers, retraités, garagistes, permanents d’association…) et sont chargés de faire le lien entre l’assureur et des clients. Ils font notamment connaître les produits et gèrent parfois la relation. Si ce canal a beaucoup régressé au cours des dernières décennies, il connaît une nouvelle vitalité depuis quelques années compte tenu de son coût peu élevé (les personnes sont payées à la commission) et de sa spécialisation sur certaines cibles comme les seniors, les femmes, certaines professions…

 

 

 

Dans un contexte de mutations nombreuses et parfois rapides, cet univers commercial connaît :

 

-                      un élargissement de l’offre : il a pour but à la fois de créer de nouvelles sources de revenus pour les commerciaux, de rentabiliser des investissements et de répondre aux attentes de plus en plus variées des clients. La conséquence est de transformer le commercial en un « ensemblier de produits-services ». Il attend donc de plus en plus de sa compagnie une gamme élargie d’offres dépassant l’univers de l’assurance. Sont concernés les domaines de l’épargne financière (OPCVM…), l’immobilier (y compris les crédits, les investissements locatifs…), le juridique, la fiscalité, les services à la personne, l’IARD…

 

-                      un repositionnement marketing : comme les nouveaux réseaux (comparateurs, grande distribution, courtiers en ligne….) se positionnent sur le prix dans une logique de plus en plus low cost voire hard discount, les commerciaux continuent leur évolution vers les offres élargies et les marchés ciblés. Ils viennent donc en concurrence directe avec des professions comme les courtiers, les CGPI et la banque privée.

 

-                      une nouvelle répartition des tâches : l’existence de canaux relationnels multiples (Internet, agence, téléphone, mailing, mandataire…) permet de constater que certains sont plus appropriés que d’autres pour informer, préparer des ventes, gérer des contrats, vendre… Une forme originale de division du travail peut ainsi s’opérer et permettre aux assureurs d’orienter leurs clients vers le canal le plus approprié (et le moins coûteux) pour eux.

 

 

sources

" L'Assurance Française : le Temps des Ruptures" de Jean-Michel Oudjani

http://www.thebookedition.com/l-assurance-en-france-jean-michel-oudjani-p-48130.html

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